En parlant à l’enfant à la première personne, vous livrez votre vision des choses, votre dimension personnelle, vos sentiments et vos besoins sans qu'il porte la responsabilité de ce que vous ressentez. Vous ne le jugez pas, mais vous lui donnez les moyens de vous reconnaître en tant que personne. En disant « je » plutôt que « tu », vous parlez de vous, de ce qui peut vous gêner dans le comportement de l’enfant, de façon claire, concrète et crédible. Ainsi, vous vous adressez à l’intelligence de l’enfant, à sa sensibilité et à son sens des responsabilités. Et c’est parce que vous lui parlerez avec sincérité qu'il sera en mesure de prendre vos besoins en considération. Il se sentira libre de prendre une initiative et de modifier son comportement pour accéder à votre demande. Si vous le respectez, il vous respectera.
Principes actifs de la manipulation positive
Dans son ouvrage consacré à l’art d’aimer, Erich Fromm décrit quatre éléments fondamentaux de l’amour qui me paraissent parfaitement adaptés à une démarche de manipulation positive avec l’enfant. Ces quatre éléments sont : la sollicitude, la responsabilité, le respect et la connaissance. Je vous propose de garder à l’esprit ces quatre piliers qui sont les garants d’une communication influente de qualité.
La sollicitude :
se traduit par une attention soutenue à la fois soucieuse et affectueuse envers l’enfant. Il s’agit de prendre soin de lui, de vouloir lui apporter du bien-être et du réconfort, de l’aider à grandir.
La responsabilité :
n’est pas un devoir imposé, mais elle est vécue comme un acte volontaire, un engagement du parent pour répondre aux besoins de l’enfant ou l’aider à satisfaire ses besoins essentiels. Le parent se sent responsable de l’enfant comme il se sent responsable de lui-même.
Le respect :
permet de percevoir l’enfant tel qu'il est, comme un être unique. Il n’est possible que si le parent a lui-même atteint l’indépendance, si l’enfant n’est pas un objet pour son usage, s’il ne ressent pas le besoin de le dominer, s’il n’impose pas le respect mais le pose comme on pose un regard… Respecter l’enfant, c’est lui reconnaître le droit de grandir et de s’épanouir à partir de son propre fonds, par ses propres cheminements.
La connaissance de l’enfant
n’est possible que si le parent est capable de dépasser ses préoccupations personnelles et de percevoir l’enfant, ses émotions, ses sentiments, ses pensées pour ce qu'ils sont, même quand il ne les montre pas, sans chercher à les influencer ou à les modeler. Il s’agit d’une posture empathique qui consiste à couper ses propres robinets émotionnels pour essayer de ressentir ce que ressent l’enfant. Cette connaissance n’est possible que si le parent est aimant, c’est-à-dire s’il ne cherche pas à intellectualiser sa connaissance de l’enfant, à percer ses secrets.

Bonjour
RépondreSupprimerLe père de mes enfants n'a aucune empathie pour eux. Il les considère comme des poupées incapables de penser, de ressentir, de reflechir. Ils n'ont pas le droit d'être en colère. Quand mon fils s'agace de la manière dont son père fait des différences entre lui et sa soeur, le papa prend cela pour un manque de respect. Mais quand il ne donne son noel qu'a l'un de ses enfants, que l'autre a été "oublié" , n'est il pas la le manque de respect ?? Leur père considère que ses enfants doivent tout lui donner. Comme lui ne donne rien, les enfants en grandissant lui donne de moins en moins et l'ambiance devient insuportable quand le papa est la. Il préfère penser que c'est moi qui monte la tête aux enfants au lieu de se remettre un peu en question. Dans sa tête, les enfants doivent être idiots et aveugles. C'est surement plus facile pour lui de penser que les coupables sont moi et les enfants, mais que ca ne peut pas être lui !!