Le développement des organes génitaux et l’activité sexuelle qui y est associée annoncent une ère nouvelle dans le développement psycho sexuel de l’adolescent.
Pour FREUD, le corps est un ensemble de zones érogènes et ne répond pas ainsi à la théorie de la forme (GESTALT) invoquée par Paul SCHILDER. Il est donc les deux à la fois. Comme le souligne François GANTHERET (1968), « Quand nous faisons référence au corps libidinal, il s’agit de le considérer en tant que source d’excitations et de réactions sexuelles, comme un corps qui éprouve le désir, le plaisir, la douleur, Paul SCHILDER note que : la douleur en tant que sensation réelle, nécessité biologique, serait un moyen de prévenir l’automutilation. » (C. BALLOUARD, 2003, p.72).
« Il est nécessaire de s’arrêter quelques instants sur ce que FREUD met derrière les stades du développement libidinal qu'il décrits. Nous n’en reprendrons que le premier pour imager nos propos, non sans avoir, au préalable, remarqué qu'il n’est pas étonnant de retrouver une énorme importance psychologique aux orifices du corps, étant donné que c’est par là que nous avons les contacts les plus étroits avec le monde. » (citer par C. BALLOUARD, 2003, p.72).
L’identité sexuelle :
L’identité constitue pour la psychologie le noyau de la responsabilité qui se constitue dès les premiers jours de la vie. Le moi évolue par des processus d’identification divers qui touchent les différents secteurs de la personnalité.
L’individu construit son identité par étapes, au cours d’un long processus qui s’exprime de la naissance à l’adolescence. L’identité personnelle se construit dans le cadre d’expériences. Le corps constitue pour le bébé la base de son identification. Il se découvre lui-même au travers de ses perceptions, de ses actions, mais aussi dans son rapport aux autres et dans le regard des autres. Pour définir l’identité sexuelle, il faut, d’une part, parler de l’identité et d’autre part, parler de la sexualité.
L’identité est un concept basé à l’origine sur différents courants de pensés. Ce concept s’intéresse non seulement à l’individu et à la perception du soi, mais il dépend au même temps d’autrui. Donc, les modalités de son existence sont les interprétations qu'en fait et l’écart à la norme. La construction de l’identité prend son essence dans l’enfance, dure toute la vie, mais connaît un développement majeur à l’adolescence.
Si l’accès à la génialité ne pose pas un problème d’ordre physiologique et ce, malgré les changements corporels qui existent à l’adolescence, elle pose néanmoins un problème d’identité sexuelle. L’élaboration de l’identité renvoie aux problèmes de la synthèse mentale des pulsions, affects à rassembler en un tout pour lutter contre le chaos initial. Parce que la question de l’adolescent est celle de son identité, construite dans les méandres des identifications, sa relation à l’autre se fait sur le mode de la passion, de l’incorporation, et non de l’amour. Il faut que la séparation comme signifiant s’inscrive. C’est bien là un travail nécessaire de l’adolescence. Et cette séparation n’est pas chose facile. Elle peut s’opérer par la prise de distance que l’adolescent prend graduellement sur les investissements de son enfance (parents, activités), par le passage progressif des auto-érotismes de l’enfance à l’hétérosexualité et par la résolution de la bisexualité avec la liaison entre la tendresse et la recherche de l’autre partenaire sexuel. Le parent œdipien attire moins, même qu'il devient âgé, s’use dans le regard de l’adolescent. L’objet aimé se différencie par rapport aux caractéristiques du premier objet d’amour. Enfin, peut se construit l’identité sexuelle. La sexualité, c’est le fait de se définir par rapport à l’autre sexe. Chaque être humain est socialisé selon un modèle sexuel dans lequel il retrouve son sens et sa complémentarité.
En résumant, nous pouvons dire que l’identité sexuelle est la conviction profonde qu'à tout sujet d’appartenir à un ou à l’autre sexe quelque soit sa conformation anatomique réelle.


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