vendredi 18 janvier 2013

Psychologue par téléphone : Les orientations théoriques ?



Depuis quelques années on parle très fréquemment des différentes approches utilisées en psychologie et particulièrement en psychothérapie. Une approche théorique ou une orientation théorique est un modèle d'intervention théorique construit par des chercheurs et des cliniciens qui se questionnent sur le fonctionnement de la psyché humaine. Ces approches proposent en quelque sorte une explication de la personne humaine, sa personnalité, ses réactions, ses émotions et ses comportements qui répondent à une certaine logique. À ces approches se greffent des techniques psychothérapeutiques qui sont en accord avec la structure théorique de l'approche.

Il existe un grand nombre d'approches psychothérapeutiques en voici quelques unes:

  • L'ORIENTATION PSYCHODYNAMIQUE ANALYTIQUE : Fortement influencées par la psychanalyse et faisant appel à la notion d'inconscient, ces approches établissent un lien entre les difficultés actuelles et les expériences, les conflits refoulés et non résolus de l'histoire personnelle. Le client est ainsi amené à prendre progressivement conscience de l'influence des conflits inconscients sur son fonctionnement actuel afin de les comprendre et de s'en dégager.
  • L'ORIENTATION EXISTENTIELLE HUMANISTE : Ces approches sont fondées sur les capacités de l'être humain à diriger sa propre existence, à être l'auteur de sa vie,à réaliser son plein potentiel. L'accent est mis sur le moment présent, sur la capacité de la personne à prendre conscience de ses difficultés actuelles,de les comprendre et de modifier en conséquence sa manière d'être ou d'agir. La thérapie non-directive de Rogers, la Gestalt thérapie développée par Perlset la logo thérapie qui est axée sur la découverte du sens de la vie et qui a été développé par Frankl sont des exemples d'approches issues de ce courant de pensée.
  • L'ORIENTATION BEHAVIORALE COGNITIVE : Les professionnels de la psychologie qui utilisent cette approche croient que les difficultés psychologiques d'une personne sont liées à des pensées ou des comportements inadéquats qui ont été appris dans sa vie de tous les jours. Une partie du travail consiste à analyser les pensées ou les croyances erronées ainsi que les comportements que manifeste la personne dans son milieu de vie, et de lui proposer l'apprentissage de nouveaux comportements et pensées plus adaptés.  La thérapie behaviorale et la thérapie émotivo-rationnelle sont des approches psychothérapeutiques liées à cette orientation.
  • L'ORIENTATION TRANSPERSONNELLE : L'approche transpersonnelle est plus récente dans l'histoire de la psychologie. Les thérapeutes travaillant avec cette approche accompagne le client dans son questionnement sur sa finitude et les limites de sa nature humaine. Le transpersonnel tente d'amener l'individu au delà de ses conflits avec l'ego en encourageant l'émergence de la spiritualité. Maslow suggérait que cette quatrième force de la psychologie devait être "transpersonnelle, trans-humaine, centrée sur le cosmos, plutôt que sur les besoins et intérêts de l'homme, allant par delà l'identité humaine, l'actualisation de soi et autre concepts reliés." (Maslow, Abraham. (1972).Vers une psychologie de l'être. Paris: Fayard)
  • L'ORIENTATION SYSTÉMIQUE INTERACTIONNELLE : Dans cette approche, on considère que les problèmes psychologiques sont liés à l'interaction d'un individu avec son entourage (famille, cercle d'amis, milieu de travail, etc.). L'objectif de la psychothérapie est donc de modifier les interactions entre la personne et son entourage. Les psychothérapeutes systémiques rencontrent souvent les membres de la famille de la personne en difficulté. La thérapie familiale est une approche qui découle de cette orientation.
  • LES APPROCHES CORPORELLES : Ce sont les approches qui font appel à l'énergie corporelle et au mouvement comme agents thérapeutiques. Nommons, à titre d'exemple, la bio-énergie, l'abandon corporel, la méthode Feldenkrais. L'approche trans-personnelle encourage aussi la pratique de certaines disciplines corporelles telles l'aïkido et le yoga afin d'approfondir la connaissance de soi.
  • LES APPROCHES DE RÉADAPTATION PSYCHOSOCIALE ET COMMUNAUTAIRE : Les professionnels qui travaillent avec ces approches encouragent l'individu à développer son autonomie afin qu'il puisse évoluer dans le milieu de son choix. L'enseignement d'habiletés, la modification de comportement et la modification de l'environnement sont les techniques privilégiées. Ces approches sont souvent utilisées avec des personnes qui ont un long vécu institutionnel ou qui ont de la difficulté à s'intégrer socialement.
  • L'ART-THÉRAPIE : L'art-thérapie est une approche thérapeutique fondée sur certains principes de la psychologie et des arts visuels. Elle se déroule dans le cadre d'une relation thérapeutique où la création d'images est utilisée comme moyen de communication première.  L'activité artistique concrétise une expression consciente et inconsciente, et est en soi un agent thérapeutique.  À partir de divers procédés artistiques (dessin, collage, peinture, sculpture) le client vit et exprime des émotions, des conflits ou évoque des souvenirs.  Lors de la séance, le client peut explorer verbalement son symbolisme et la signification de son imagerie avec l'art-thérapeute.
Pour plus d'information rejoindre une groupes d'experts dans la psychologie en ligne sur le site web www.monpsyautelephone.com ou par téléphone sur le numéro : +33 (0)1 84 16 96 42

mardi 15 janvier 2013

Psychologue en ligne : Le développement psycho sexuel à l’adolescence




Le développement des organes génitaux et l’activité sexuelle qui y est associée annoncent une ère nouvelle dans le développement psycho sexuel de l’adolescent.

 Pour FREUD, le corps est un ensemble de zones érogènes et ne répond pas ainsi à la théorie de la forme (GESTALT) invoquée par Paul SCHILDER. Il est donc les deux à la fois. Comme le souligne François GANTHERET (1968), « Quand nous faisons référence au corps libidinal, il s’agit de le considérer en tant que source d’excitations et de réactions sexuelles, comme un corps qui éprouve le désir, le plaisir, la douleur, Paul SCHILDER note que : la douleur en tant que sensation réelle, nécessité biologique, serait un moyen de prévenir l’automutilation. » (C. BALLOUARD, 2003, p.72).


« Il est nécessaire de s’arrêter quelques instants sur ce que FREUD met derrière les stades du développement libidinal qu'il décrits. Nous n’en reprendrons que le premier pour imager nos propos, non sans avoir, au préalable, remarqué qu'il n’est pas étonnant de retrouver une énorme importance psychologique aux orifices du corps, étant donné que c’est par là que nous avons les contacts les plus étroits avec le monde. » (citer par C. BALLOUARD, 2003, p.72).

La maturation du corps détermine une maturation des pulsions. FREUD postule un enchaînement et une chronologie des stades pulsionnels. Le concept clé de ces stades est celui de zones érogène qui change avec l’âge et la croissance de l’organisme. (C. BALLOUARD, 2003, p.72).


L’identité sexuelle :

L’identité constitue pour la psychologie le noyau de la responsabilité qui se constitue dès les premiers jours de la vie. Le moi évolue par des processus d’identification divers qui touchent les différents secteurs de la personnalité.

L’individu construit son identité par étapes, au cours d’un long processus qui s’exprime de la naissance à l’adolescence. L’identité personnelle se construit dans le cadre d’expériences. Le corps constitue pour le bébé la base de son identification. Il se découvre lui-même au travers de ses perceptions, de ses actions, mais aussi dans son rapport aux autres et dans le regard des autres. Pour définir l’identité sexuelle, il faut, d’une part, parler de l’identité et d’autre part, parler de la sexualité.

L’identité est un concept basé à l’origine sur différents courants de pensés. Ce concept s’intéresse non seulement à l’individu et à la perception du soi, mais il dépend au même temps d’autrui. Donc, les modalités de son existence sont les interprétations qu'en fait et l’écart à la norme. La construction de l’identité prend son essence dans l’enfance, dure toute la vie, mais connaît un développement majeur à l’adolescence.

Si l’accès à la génialité ne pose pas un problème d’ordre physiologique et ce, malgré les changements corporels qui existent à l’adolescence, elle pose néanmoins un problème d’identité sexuelle. L’élaboration de l’identité renvoie aux problèmes de la synthèse mentale des pulsions, affects à rassembler en un tout pour lutter contre le chaos initial. Parce que la question de l’adolescent est celle de son identité, construite dans les méandres des identifications, sa relation à l’autre se fait sur le mode de la passion, de l’incorporation, et non de l’amour. Il faut que la séparation comme signifiant s’inscrive. C’est bien là un travail nécessaire de l’adolescence. Et cette séparation n’est pas chose facile. Elle peut s’opérer par la prise de distance que l’adolescent prend graduellement sur les investissements de son enfance (parents, activités), par le passage progressif des auto-érotismes de l’enfance à l’hétérosexualité et par la résolution de la bisexualité avec la liaison entre la tendresse et la recherche de l’autre partenaire sexuel. Le parent œdipien attire moins, même qu'il devient âgé, s’use dans le regard de l’adolescent. L’objet aimé se différencie par rapport aux caractéristiques du premier objet d’amour. Enfin, peut se construit l’identité sexuelle. La sexualité, c’est le fait de se définir par rapport à l’autre sexe. Chaque être humain est socialisé selon un modèle sexuel dans lequel il retrouve son sens et sa complémentarité.

En résumant, nous pouvons dire que l’identité sexuelle est la conviction profonde qu'à tout sujet d’appartenir à un ou à l’autre sexe quelque soit sa conformation anatomique réelle.


jeudi 10 janvier 2013

Mon psy au téléphone : Au lieu de prendre des résolutions, j’agis


L’enfer, on le sait, est pavé de bonnes intentions.


Les bonnes résolutions, la bonne volonté, c’est ce qui manque le moins. Les bonnes résolutions sont si faciles à prendre : Chacun de nous sait pertinemment où est son intérêt. Nous disposons pour cela d’un instinct infaillible et cet instinct ne manque pas de nous prévenir lorsque nous nous trouvons sur la mauvaise voie.

Nous savons presque toujours ce qu'il faut faire (ou ce qu'il ne faut pas faire). Et, le sachant, nous prenons assez facilement la bonne résolution qui s’impose. Ce qui est fâcheux, c’est que le plus souvent nous en restons là.


Il me suffit, pour m’en rendre compte, de me pencher sur mon passé. Combien d’actes, que mon instinct sait nuisibles et dont j’avais décidé de m’abstenir, ai-je finalement accomplis malgré tout ? Combien, au contraire, d’actes qu'il eût été de mon intérêt d’accomplir, que j’avais pris la bonne résolution de faire, ai-je finalement laissés à l’état de projet ? Combien de fois, en prenant une résolution, non suivie d’effet, ne me suis-je pas donné tout simplement le change, me donnant l’illusion que quelque chose serait changé, là où la résolution couvrait tout simplement le maintien du statu quo ?


Mon instinct, inquiet, m’avait donné un ordre. En prenant une résolution, je l’ai tranquillisé. Dès lors, il s’est tu, comme une foule revendicatrice se tait parfois à la promesse de réformes. Mais, en le faisant taire, je me suis privé d’un aiguillon qui m’incitait à me conformer à mon intérêt le plus strict. J’ai assuré de ce fait mon repos, ma petite tranquillité du moment ; mais je n’ai pas, pour autant, réalisé le moindre progrès.



vendredi 4 janvier 2013

Psychologue en ligne : Stress et vie quotidienne


Aujourd'hui il est de plus en plus difficile de trouver une personne qui ne se plaigne pas des effets négatifs du stress, mais qu'est ce qui a tellement changé dans  notre vie pour que le stress soit devenu un phénomène aussi préoccupant.

La réponse est très simple : beaucoup plus de sollicitations, d’évènements anxiogènes et générateurs de stress, plus d’exigences, mais aussi une plus grande conscience des évènements dans le monde et la société, plus d’informations qui mal interprétées peuvent être source d’angoisse, et moins de temps de récupération.

Nous sommes en effet bien loin des rythmes de la nature dans lesquelles nous étions baignés du matin au soir. Nos sociétés se sont modernisées, et si elles nous apportent dans leur évolution des avantages et des bénéfices indéniables, il n’en reste pas moins qu'elle nous impose un rythme accéléré avec des stimulations extérieures beaucoup plus importantes qu'avant et qui vont malheureusement contre-nature. Grâce au moyens modernes de communication, nous avons également une conscience accrue de ce qui se passe un peu partout dans le monde, et devant notre impuissance à agir directement sur ces situations qui ne dépendent pas directement de notre volonté mais qui peuvent avoir des conséquences sur notre vie, nous subissons malgré nous et malgré tout un stress.





Notre biologie n’est pas faite pour vivre dans un tel stress. Il ne s’agit plus seulement de gérer un évènement difficile mais de maîtriser un très grand nombre de facteurs et de situations. Notre organisme ne peut, malgré son étonnant pouvoir d’adaptation, résoudre autant de difficultés en même temps, il a ses rythmes et ses bio-rythmes et, s’ils ne sont pas respectés, cela entraîne inévitablement une disharmonie au niveau de nos fonctions physiologiques et mentales … 

Plus les sollicitations sont importantes, plus les efforts d’adaptation demandés seront importants et plus la dépense d’énergie sera conséquente.  Nous devons vivre en proportion de nos exigences et de nos moyens. Si vous désirez faire beaucoup de kilomètre avec votre voiture par exemple et qu'en même temps vous désirez la garder longtemps, il vous faudra une voiture suffisamment endurante et savoir que votre dépense en énergie, l’usure des différentes pièces de sa mécanique sera beaucoup plus importante. Vos besoins physiologiques et mentaux augmentent avec l’importance de vos exigences personnelles et extérieures Notre modernité, même si par ses propres systèmes tend à vouloir nous simplifier la vie, entraîne de nouvelles exigences et de nouveaux besoins qui nous imposent de nouveaux efforts, des efforts bien différents de ceux que connaissaient nos ancêtres.


Comme on l’a vu plus haut, le stress est responsable de manière directe ou indirecte de 80% des problèmes de santé dans nos sociétés modernes. Les multiples facteurs favorisant ou aggravant un stress doivent être prise en compte si nous voulons réellement éviter d’en subir les effets néfastes. Une autre raison aussi est qu'en évoluant, nous oublions la nécessité de renoncer à de vieux modes de fonctionnement qui sont devenus inappropriés pour nos existences actuelles.


Autrement dit le changement ne doit pas être seulement extérieur mais aussi intérieur, nous devons inévitablement remettre en question ces vieux schémas de comportement pour y substituer de nouvelles manières d’être et d’action de façon à ce que notre équilibre biologique soit respecté. Il ne suffit pas en effet de désirer une chose, faut-il que nous soyons en mesure d’assumer les exigences que nous imposent nos choix.



jeudi 3 janvier 2013

Technique de succès : Je décide rapidement




L’indécision est comme une maladie, dont il convient de se guérir. Ceux qui en souffrent se trouvent sérieusement handicapés. Et ils sont nombreux. Observons le comportement des gens dans les magasins, par exemple. La plupart d’entre eux éprouvent une sorte de paralysie lorsqu'ils sont invités à choisir entre plusieurs possibilités, entre plusieurs articles. Ils hésitent, s’interrogent, tergiversent, passent, repassent… Ils viennent flanqués de leur famille ou de leurs amis, dont ils recueillent les avis, les conseils, les réticences. Quelle patience ne faut-il pas pour être vendeur ! Le client, enfin décidé, hésite encore. Il est inquiet. « Ai-je bien fait ? Ne valait-il pas mieux prendre le grand modèle… Le petit modèle… Le vert… Le bleu…L’orange… Le violet ?… Je crois que je l’ai payé trop cher… » La tâche du vendeur est alors, après avoir convaincu, de rassurer : « vous serez satisfait de cet article… Vous m’en direz des nouvelles… Vous avez fait une excellente affaire… »


De temps en temps, pourtant, on voit surgir un client qui mène l’affaire tambour battant. Il se fait montrer plusieurs objets et, très peu de temps après, il a déjà fait son choix. Ce sera ceci et pas autre chose ! Il règle l’affaire et s’en va content, nullement torturé par l’idée d’avoir, peut-être, fait erreur. 

Mais : quel est celui des deux genres d’individus ainsi décrits qui commet le plus de bévues ? Celui qui hésite ou celui qui sait se décider ? Aucun doute n’est possible, la leçon des faits est là : celui qui décide rapidement est, en fin de compte – l’expérience le montre – celui qui a le moins à se repentir de ses décisions. Pourquoi? Précisément parce qu'il sait ce qu'il veut.

Savoir ce que l’on veut est, une fois de plus, la base de tout. C’est bien pour cette raison qu'un des chapitres fondamentaux de cet ouvrage m’a appris à déterminer, au départ, « ce que je veux être », et « ce que je veux avoir ». Ce projet fondamental facilite ma vie et me permet, entre autres, de prendre des décisions rapides, puisque ces décisions, au lieu d’être décousues, prises au petit bonheur, interviennent par référence à un plan d’ensemble avec lequel elles doivent concorder.

Mon programme d’ensemble – qu'il me faut établir, si ce n’est déjà fait – élimine, par sa seule existence, du champ des décisions possibles, un très large secteur de solutions concevables mais ne cadrant pas avec le programme d’ensemble. Lorsque j’ai assigné des objectifs précis à mon existence, je me décide plus facilement et plus rapidement que lorsque je vis au hasard. Il est évident, en effet, que les décisions présentes
sont fonction des décisions passées. Celui qui décide rapidement accomplit plus de travail dans le même temps, avec moins de fatigue. Et la différence entre un rendement normal (ou excellent) et un rendement déplorable ne tient souvent à rien d’autre qu'à l’habitude – qu'a prise l’individu – des décisions rapides. La différence entre l’individu expéditif et celui qui se noie dans le travail, c’est en général cela.

Pour réussir, il faut être capable de prendre beaucoup de décisions dans une journée. Et ne peut prendre beaucoup de décisions que celui qui les prend rapidement. Il me faut donc assimiler une méthode pour liquider, pour devenir expéditif, pour prendre rapidement toute décision. Que sera cette méthode ? Elle tient en quatre mots : SE FIXER DES LIMITES. En d’autres termes, la méthode s’inspire de celle du fait accompli (« je me force la main »).





  

Contactez l'association mon psy au téléphone pour apprendre le technique de succès dans votre vie. Un psychologue en ligne vous accompagner dans le processus de votre apprentissage différents technique sur le numéro : +33 (0)1 84 16 96 42.

mercredi 2 janvier 2013

Mon psy au téléphone : ce que je veux être, ce que je veux avoir


Rien ne m’arrive sans que je l’aie voulu. Rien ne m’arrive que ce que j’ai voulu. N’est donc incertain de son avenir que celui qui ne sait pas ce qu'il veut. Savoir ce que l’on veut est primordial, fondamental. Or, il est certain que beaucoup de gens ne savent pas ce qu'ils veulent, ne savent pas exactement ce qu'ils veulent. Ils vont au hasard, et par conséquent à la dérive. Ils s’imaginent que le hasard gouverne nécessairement l’existence, alors qu'il gouverne simplement leur existence, alors qu'il ne gouverne que l’existence de celui qui s’abandonne à lui.


Mon existence est ce que je veux qu'elle soit. Cette règle ne paraît fausse qu'à celui qui fait son possible pour qu'elle ne s’applique pas à son cas particulier. Comment pourrait-il prétendre qu'il n’est pas le maître de son destin, celui qui n’a jamais pris réellement son destin en main !

C’est à moi, à moi seul qu'il appartient de prendre mon destin en main, afin que ce destin ne soit plus un destin, mais l’exécution d’un plan conçu et ordonné par moi. Si je n’ai pas un tel plan, mon existence m’échappera. Elle sera ce que voudront les autres ou les évènements. Si, au contraire, je dresse un plan, les autres et les évènements y auront la place, l’importance, la fonction que je leur aurai assignée.

Quand on dit de quelqu'un qu'il sait ce qu'il veut, il y a dans cette constatation une nuance positive. La vie aime ceux qui savent ce qu'ils veulent. Elle a tendance à leur donner ce qu'ils veulent. Je m’en rendrai compte très rapidement, en mettant en œuvre les enseignements de ce chapitre. Je constaterai très vite qu'il m’est possible d’être et d’avoir ce que je veux, à condition de le vouloir réellement, c’est-à-dire de mettre en action toutes mes capacités, toutes mes possibilités.

Prendre conscience de ce que je veux, le définir exactement, en détail, c’est mobiliser tout mon être, toutes mes capacités, au service d’un but précis. C’est éviter l’hésitation, la dispersion, les pertes de temps qui découlent d’un but incertain. C’est placer mes faits et gestes dans un cadre prédéterminé.

Ne s’intéresse réellement à son sort que celui qui sent qu'il est maître de son sort. Et pour me sentir le maître de mon sort, je dois avoir un PLAN complet, précis, détaillé, un plan à long terme. Le plan, c’est… ce sans quoi on va à la dérive. Ce que je veux être, ce que je veux avoir, je dois le savoir. Je serai ce que j’aurai décidé, j’aurai ce que j’aurai voulu. Je ne serai et n’aurai rien de plus.

La modestie dans l’objectif, par peur de l’effort (ou par peur d’obligations de toutes sortes), est une démarche d’esprit courante (qui explique, à elle seule, la plupart des destins médiocres), mais totalement fausse. L’effort supplémentaire que coûte une certaine ambition est hors de proportion avec le surcroît de résultats qui en découle. En effet, il s’agit réellement, en général, d’un effort banal mais méthodique, persévérant, et dont il suffit qu'il soit orienté dans la bonne direction.

Enfin et surtout ; plus le but est élevé, plus l’action devient intéressante, et moins, par conséquent, on en sent le poids.